Le Président Ougandais fait des propositions pour une gestion efficace de l'eau en Afrique

En marge du 20e congrès de l'Association Africaine de l’eau (AAE/AFWA) qui se tient à Kampala, le président de la République ougandaise, Yoweri Kaguta Museveni a fait des propositions pour une gestion efficace de l'eau en Afrique. Il a demandé aux différents acteurs de l’eau et de l'assainissement de travailler sur cinq objectifs en vue d'atteindre le point 6 du développement durable. Le président ougandais a surtout conseillé de prendre en compte les différents aspects spécifiques à chaque pays africain dans la gestion de l'eau sur le continent. 

"Pour permettre à l'Afrique d'avoir une gestion assez efficiente de l'eau, il faut tenir compte de la conservation de celle-ci parce que l'eau c'est la vie. Il faut désaliniser l'eau de mer et éviter la surexploitation. En sus, il faut traiter les questions de l'eau de manière intégrer et non fragmenté", a conseillé Yoweri Museveni avant de faire cette précision, pour ce faire, il faudra penser aux stratégies, aux innovations et aux outils émergents pour atteindre les objectifs de L'ordre.

"L'accès à l'eau potable est difficile. Même s'il y a eu du progrès, des efforts restent encore à faire. Les pollutions organiques et chimiques impactent l'économie africaine. L’Afrique, avec une moyenne de 0,4%, est en deçà de la moyenne générale qui est de 0,6%. L'insécurité de l'eau est rendue complexe à cause des crises socio-politiques. Pour y arriver, l'Afrique doit investir six fois plus dans le secteur. Mais il y a de l'espoir", a rassuré Gustavo Saltiel, représentant de la Banque mondiale à ce 20e congrès de l'Association Africaine de l’eau. Il a également indiqué que pour y arriver, la banque mondiale a pensé à d'autres partenaires pour apporter des ressources en eau en Afrique.

Eau et assainissement : Des journalistes invités au suivi des engagements du secteur

Informer les journalistes et les médias sur les défis du secteur de l’eau et de l’assainissement et les outils de suivi des Objectifs du développement durable (ODD). Ce, pour favoriser leur implication dans le processus de suivi des politiques publiques du secteur au Burkina Faso et en Afrique. C’est l’objet de cet atelier d’information et de formation organisé ce

28 février 2020 à Ouagadougou, par l’ONG WaterAid. Lire la suite

 

A ce jour, souligne Célestin Pouya, manager plaidoyer à l’ONG WaterAid, le taux d’accès à l’eau potable au Burkina se chiffre à environ 75,3% ; celui à l’assainissement s’évalue à environ 23,3%. « Ce n’est pas suffisant quand on voit les dégâts et les conséquences que ce manque d’assainissement peut causer sur la santé et le développement du pays. Si l’accès à l’eau potable est un droit, on doit travailler à ce que l’eau puisse être à la portée des populations », a-t-il relevé, soulignant qu’au 31 décembre 2019, 69 villages du Burkina n’avaient pas accès à l’eau potable.

Pourtant, les engagements du pays pour un accès équitable à l’eau potable et l’assainissement n’en manquent pas. En effet, outre l’engagement de la campagne électorale du président du Faso à savoir l’objectif zéro corvée d’eau qui vise à atteindre d’ici 2020, 100% de taux d’accès à potable et l’objectif d’assainissement de 80% et 50% de taux d’accès respectivement en milieu urbain et rural, le Burkina s’est aligné depuis 2015 sur les ODD, notamment l’ODD N°6 qui vise un accès de tous à l’eau et l’assainissement et une gestion durable des ressources en eau.

 

« Il s’est agi de réunir une vingtaine de journalistes pour échanger avec eux et voir comment ils peuvent suivre ce travail d’engagement que les autorités ont eu à prendre pour l’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement », a indiqué Roch Ouédraogo, manager communication à WaterAid. Pour lui, cette rencontre est aussi une invite aux journalistes et réseaux de journalistes qui ont un certain nombre d’expériences en matière de suivi à partager avec les autres médias. Le but étant de renforcer les capacités des différents acteurs et de disposer de médias qui jouent un rôle de veille et de suivi par rapport au secteur de l’eau et de l’assainissement.

Le manager plaidoyer de WaterAid, Célestin Pouya, soutiendra également qu’il s’agit de présenter aux journalistes les défis du secteur, leur permettre de déceler les problèmes et d’apporter leurs contributions au suivi des engagements, à la sensibilisation et à la communication pour le changement de comportements dans le secteur de l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement. « L’analyse va consister à ce que les journalistes puissent prendre conscience de ce qu’ils font déjà mais surtout, envisager des choses qu’ils pourront mieux faire afin de renforcer leurs arguments », a-t-il indiqué. Et d’ajouter : « On ne demande pas au journaliste d’être un spécialiste de l’eau mais il doit pouvoir mettre sur agenda un problème dont il faut aller chercher les informations et les évidences en vue de rédiger un article qui puisse faire agir les différents acteurs », a-t-il conclu.

Nicole Ouédraogo
Lefaso